L’être humain au cœur des technologies
13 artistes, 8 œuvres, 8 lieux dans le Quartier des spectacles

L’ONF, le Partenariat du Quartier des spectacles et MUTEK s’unissent pour produire et présenter, du 1er au 18 octobre 2015, Espace commun? un parcours interactif regroupant 8 œuvres, dans divers lieux publics du Quartier des spectacles de Montréal. Résultat d’un processus créatif ayant pour thématique l’être humain au cœur des technologies, il réunit les talents de 13 artistes en provenance de 7 pays. Montréal s’inscrit comme la première étape de ce parcours international.

Espace commun? s’inscrit dans le vaste projet international Human Futures : Shared Memories and Visions, réalisé grâce au soutien du programme de Culture de l’Union européenne, qui prend la forme de huit résidences d’artistes, chacune hébergée par un des partenaires. Les échanges et le partage sont des valeurs inhérentes à la philosophie derrière Human Futures. Le projet initie le dialogue entre les villes, à l’échelle internationale : les artistes s’inspirent et entrent en relation avec un nouvel environnement, dialoguent avec les citoyens et prennent connaissance de leurs préoccupations. D’échanges réalisés dans les diverses villes d’accueil naissent des œuvres uniques, adaptées pour habiter chacun des espaces parcourus.

Par leurs interventions, les artistes qui collaborent au projet Human Futures font la proposition suivante : la technologie a la capacité de recontextualiser notre perception de l’environnement, qui, au lieu de demeurer un ensemble de structures imposées, devient une entité malléable, qui peut être modifiée par le design et la création.

Le projet global est le fruit d’une collaboration internationale entre plusieurs partenaires culturels, basés respectivement à Liverpool (Royaume-Uni), Aarthus (Danemark), Berlin (Allemagne), Vienne (Autriche) et Montréal (Canada). Ces différentes organisations commissionnent la production de nouvelles créations d’art publique, auxquelles les citoyens sont invités à participer. Espace commun? constitue le premier volet de cette grande collaboration. Après Montréal, les artistes se dirigent vers Liverpool pour poursuivre le grand projet Human Futures.




Artistes et projets


Forgot your password?

Aram Bartholl (Allemagne) / Bibliothèque et Archives nationales du Québec

À l’été 2012, le service Yahoo Voice a été piraté et a perdu sa base de données de 440 000 utilisateurs aux mains des attaquants. Le collectif de piratage D33Ds Company a ensuite publié la base de données entière sur Internet, y compris tous les mots de passe. Alors que dans une société menée par l’Internet le concept de l’identité en ligne devient de plus en plus important, la sécurité de ces systèmes est constamment remise en cause par les pirates et les organismes de surveillance. Le mot de passe très privé d’un utilisateur peut être facilement trouvé, parmi des millions d’autres, dans les grandes collections de données en ligne. Dans le cadre du projet Human Futures, Aram Bartholl projette un défilement de ces 450 000 mots de passe dérobés à Yahoo sur la façade de la Grande Bibliothèque (BAnQ) dans le Quartier des spectacles de Montréal. La projection publique des mots de passe, habituellement secrets, nous questionne sur notre vie en ligne.

(Cliquez sur une image pour accéder à la biographie et au téléchargement de la photo haute résolution.)


Aram Bartholl

Bartholl est membre du groupe virtuel d’artistes Free, Art & Technology Lab – F.A.T. Lab. L’aspect politique du Web, le mouvement DIY et le développement de l’Internet en général, jouent un rôle important dans son travail. En plus de nombreuses conférences, d’ateliers et de spectacles, il a exposé au Museum of Modern Arts (New York), The Pace Gallery (New York) et DAM (Berlin). Aram Bartholl vit et travaille à Berlin et est représenté par la galerie DAM à Berlin et la galerie xpo à Paris.

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Unintended Emissions

The Critical Engineering Working Group : Bengt Sjölén (Suède/Danemark), Julian Oliver (Nouvelle-Zélande), Danja Vasiliev (Russie)

Façade de vidéoprojection aux abords de la station de métro Saint-Laurent
Installé sans avertissement dans le milieu urbain, Unintended Emissions capture, dissèque, mine et cartographie les émissions involontaires et invisibles des appareils mobiles portés par le public. En utilisant des techniques et technologies connues pour être déployées par des instances de surveillance fédérales, l’intervention vise à engendrer une « paranoïa saine », dans l’intérêt d’accentuer la subjectivité technopolitique et de se poser la question suivante : à quel point mon mobile parle-t-il derrière mon dos?

The Critical Engineering Working Group, créé en 2011, développe des projets, des stratégies et des programmes de formation intensifs portant sur l’ingénierie critique, comme il est expliqué dans leur manifeste : criticalengineering.org


Bengt Sjölén

Bengt Sjölén est un Critical Engineer, designer indépendant de logiciels et de matériel informatique, un hacker et un artiste basé à Stockholm et Berlin, avec des racines dans la culture du demoscene. Il collabore à plusieurs réseaux tels que Weise7 à Berlin, Teenage Engineering à Stockholm et Aether architecture à Budapest. Les travaux de Sjölén ont été exposés internationalement dans de nombreux musées, festivals et expositions, entre autres à Synthetic Times Exhibition (Beijing), NTT ICC (Tokyo), Biennale of Architecture (Venise), ISEA (San Jose, É.-U., et Helsinki), Kuturhuset (Stockholm), Pixelache (Helsinki), Ars Electronica (Linz), World Expo 2010 (Shanghai), Transmediale (Berlin), Ludwig Muzeum (Budapest) et arte.mov (Sao Paolo et Belo Horizonte, Brésil).

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Julian Oliver

Julian Oliver, originaire de Nouvelle-Zélande, est un Critical Engineer et un artiste, basé à Berlin. Ses œuvres et conférences ont été présentées dans plusieurs musées, galeries, événements internationaux d’arts électroniques et colloques, incluant le Tate Modern, Transmediale, The Chaos Computer Congress, Ars Electronica, FILE et le Japan Media Arts Festival. Julian a remporté plusieurs prix, dont le prestigieux Golden Nica Prix du Ars Electronica (2011) pour son projet Newstweek, réalisé en collaboration avec Danja Vasiliev.

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Danja Vasiliev

Danja Vasiliev est un Critical Engineer né à Saint-Pétersbourg, qui vit et travaille actuellement à Berlin. Vasiliev étudie les systèmes et réseaux à travers l’expérimentation anti-disciplinaire à l’aide de matériel informatique, de microprogrammes et de logiciels, pour créer des œuvres d’ingénierie critique. Depuis 1999, il participe à des événements de technologie informatique, des expositions d’art médiatique et des séminaires à travers le monde. Il a reçu de nombreux prix et mentions, entre autres à Ars Electronica, Japan Media Art Festival, et Transmediale. En octobre 2011, il a cosigné The Critical Engineering Manifesto avec ses collègues Julian Oliver et Gordan Savičić. Au quotidien, Vasiliev travaille avec le logiciel Linux, et fait la promotion des ressources ouvertes dans tous les aspects de sa vie.

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End of Broadcast

Daniel Iregui (Canada) / Vitrine de la Place des Arts

Constamment bombardés d’images et d’informations, entourés de médias et hyper connectés au monde, tout ce que nous voyons et entendons reste emmagasiné dans notre mémoire, l’affectant de diverses manières. End of Broadcast est une installation interactive qui représente un moment de déconnexion, où la seule manière de rester branché passe par les souvenirs. Le public est invité à bouger les mains devant l’écran pour découvrir des fragments vidéo qu’ils peuvent contrôler par leurs mouvements. Ce besoin d’interaction constitue une métaphore de notre incapacité à se déconnecter.


Daniel Iregui

Né à Bogota, en Colombie, Daniel Iregui vit et travaille à Montréal. Fondateur de Iregular, un studio de création de contenu interactif de Montréal, il travaille dans le domaine du design interactif depuis près de dix ans. Directeur artistique devenu programmeur, Daniel crée des expériences interactives artistiques mises en scène dans les espaces publics, dans lesquelles le design est aussi important que la technologie. Les œuvres de Daniel Iregui, souvent signées « Iregular », ont été présentées au Festival du nouveau cinéma, Festival Montréal en Lumière, Igloofest, MUTEK Montréal, MUTEK Mexico, C2-MTL, Mapping Festival en Suisse et au Festival Glow aux Pays-Bas.

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A Side Man 5000 Adventure

Darsha Hewitt (Canada) et Nelly-Ève Rajotte (Canada) / Goethe-Institut

Depuis un an, Darsha Hewitt s’interroge sur le potentiel esthétique et innovant de faire revivre le Wurlitzer Side Man 5000 – la plus ancienne batterie électronique commerciale. Produite en 1959 et pesant 38 kg, il s’agit du plus lourd instrument de musique électronique portable, capable de générer une infinité d’étranges rythmes s’apparentant à de la musique de bal, de différents tempos et propice à la danse. Elle expose cette colossale et fascinante machine et présente des films tutoriels expliquant son fonctionnement. Les gens auront aussi l’occasion de participer à un atelier pratique en compagnie de l’artiste, The Sideman 5000 Sample, au Goethe-Institut, dans le cadre de MUTEK_IMG.

Nelly-Ève Rajotte, quant à elle, propose un projet de multiprojections extérieures, une expérience immersive et luxuriante qui expose les rouages complexes et uniques du Wurlitzer Side Man 5000, accompagné d’une composition réalisée à partir d’extraits sonores provenant de cet instrument.


Darsha Hewitt

Darsha Hewitt vit en Allemagne, où elle enseigne à la Faculté des médias de l’Université Bauhaus et crée des installations électromécaniques sonores, des dessins, des vidéos et des performances expérimentales avec des instruments électroniques faits à la main. Sa première exposition solo a été coproduite en 2013 par Skol et le Festival Elektra à Montréal. Elle a récemment présenté son travail à : Modern Art Oxford (Royaume-Uni), WRO médias Biennale de l’Art (PL), Festival CTM (DE), LEAP Berlin, Sight + Sound – La Biennale internationale d’art numérique de Montréal et au Festival international de musique actuelle de Victoriaville. En 2011, elle a reçu une Allocation internationale de production de l’organisation Edith-Russ-Haus for Media Art, Oldenburg (Allemagne). En 2013, elle a été sélectionnée pour le The Marler European Sound Art Award (Allemagne) et a complété une résidence de recherche dans le programme d’art sonore à Hochschule für bildende künste, Braunschweig (Allemagne). Toujours en 2013, elle a fondé le Programme de mentorat DARDI_2000 en partenariat avec le Studio for Electro-Instrumental Music (STEIM) à Amsterdam.

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Nelly-Ève Rajotte

Après un baccalauréat en histoire de l’art, Nelly-Ève Rajotte entreprend un second diplôme de premier cycle à l’École des arts visuels et médiatiques (UQAM), puis une maîtrise en 2006. Outre de nombreuses expositions en sol québécois – à la SAT, la Fonderie Darling, Parisian Laundry, Occurrence, Clark, L’Œil de Poisson, et Optica, parmi tant d’autres – ses œuvres ont été diffusées dans plusieurs festivals canadiens tels que MUTEK, Antimatter Underground Film Festival, Festival international du film sur l’art, ainsi qu’à travers le monde, comme l’International Short Film Festival of Berlin et l’Official Selection Transmediale Berlin (Allemagne), Otherworldly, Manchester UrbanScreens (Royaume-Uni), EXiS2007 (Corée), le Moscow International Film Festival et la Finnish Contemporary Art Fair, Taide.

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Molysmocène

Michel de Broin (Canada) / Façade de vidéoprojection du Théâtre Maisonneuve

L’origine de la vie sur terre est un spectacle érotique où l’azote, le carbone, l’hydrogène et le potassium se sont entrelacés dans une danse inaugurale. 3 000 millions d’années plus tard, après l’avènement de cette période que certains géologues nomment l’anthropocène, on constate une déflation de l’activité organique sur terre; c’est un peu comme si l’orgie tirait à sa fin. L’action de l’espèce humaine serait une véritable force géophysique inhibant l’activité organique. Selon certains observateurs, l’impact des modifications, des extractions et des rejets humains sans précédent l’emporte aujourd’hui sur les facteurs et fluctuations naturels. Le progrès humain obscurcit les futurs humains. La période anthropocène atteint ce point limite et se termine laissant derrière ses résidus. « Molysmocène » signifie l’âge des poubelles. Ce projet imagine comment la vie pourrait reprendre à nouveau à partir de nos rejets. Molysmocène est une animation vidéo réalisée avec un groupe de jeunes participants. Dans ce laboratoire, la vie reprend dans la matière inanimée de nos poubelles. Elle ranime la soupe composée de déchets et résidus épuisés par le capitalisme.

L’artiste tient à remercier pour leur participation : Luc Guillemette (coordination de l’événement pour les ateliers du Musée d’art contemporain), Émilie Godbout (médiatrice aux ateliers du Musée d’art contemporain), Dexter Davis et Sael Simard (documentation et soutien technique), Michel Pétrin (services audiovisuels du Musée d’art contemporain), Alexandre Perreault (photographe), et le Musée d’art contemporain.


Michel de Broin

Le travail de Michel de Broin va de l’assemblage à la vidéo et à la photographie. Ses œuvres multifacettes font des liens avec les flux d’énergie, la dévolution entropique et les formes de paradoxes visuels, spatiaux et technologiques qui découlent de ces forces. Une rétrospective de mi-carrière de l’œuvre de Michel de Broin a été présentée par le Musée d’art contemporain de Montréal en 2013. De Broin a organisé des expositions solos et des projets comme Énergie réciproque (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, France), Reverse Entropy (Künstlerhaus Bethanien, Berlin), Disruption from Within (Plug In Institute of Contemporary Art, Winnipeg, Canada), Épater la galerie (Villa Merkel, Esslingen, Allemagne). Ses expositions de groupe comprennent : Car Fetish. I drive, therefore I am (Musée Tinguely, Bâle, Suisse), Acclimatation (Centre d’art de la Villa Arson, Nice, France), Untethered, Eyebeam (New York) et Au courant (Hessel Museum of Art, Annandale-on-Hudson, New York). Récipiendaire du Prix Sobey Art Award en 2007, De Broin a également reçu des subventions de la Fondation Harpo (Los Angeles) et Krasner-Pollock Fondation (New York). Plus récemment, il a été récompensé d’une résidence à l’International Studio and Curatorial à New York.

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We're all friends here / On est tous un groupe d’ami(e)s ici

Sam Meech (Royaume-Uni) en collaboration avec Marilène Gaudet (Canada)/Place de la Paix et Centre de Design de l’UQAM

Sam Meech présente une série d’œuvres qui observe les expériences des gens du centre-ville de Montréal, et critique le rôle des arts dans un environnement urbain en évolution. À partir d’entretiens et d’une recherche visuelle réalisée dans le Quartier des spectacles, il enregistre et représente de manière imaginative les idées, les expériences et l’iconographie des personnes qui y évoluent, sous la forme de modèles de tricots jacquard traditionnels. L’objectif est de construire une image de chevauchement de perspectives sur la zone, souvent contradictoires, révélant les personnages, la dynamique et les tensions sociales, afin de poser cette question : « Quelle est la place des arts? »

À la place de la Paix, le public est convié à participer à Crossed Lines, une onde tricotée réactive, qui représente visuellement ces entretiens. Il est possible de les écouter à partir de la cabine téléphonique et de laisser un message : leurs voix se joindront aux autres dans le tricot sur la façade de projection. Tout autour, des bannières signalétiques, réalisées en collaboration avec Marilène Gaudet, rappellent des détails tirés de l’iconographie du quartier. Au Centre de design de l’UQAM, le « film-tricot » Ceci n’est pas un spectacle, traduit les idées et expériences recueillies lors des entrevues sous la forme de motifs, symboles et déclarations qui apparaissent dans de glorieuses formes tricotées en basse résolution.


Sam Meech

Sam Meech est un artiste et un artisan vidéo. Collaborant fréquemment avec d’autres artistes, Meech explore le rôle des technologies analogiques dans le paysage numérique, et la possibilité de fusionner les deux dans la production et la performance. Codirecteur de Re-Dock, un organisme artistique sans but lucratif, il développe des projets explorant comment les communautés interagissent avec les médias numériques, les idées et l’espace public. Né à Huddersfield en 1981, Meech a étudié à l’Université John Moores de Liverpool (B.A. en arts multimédias). Il vit et travaille dans le nord-ouest de l’Angleterre. Ses projets récents sont : 8 Hours Labour – Rates for the Job (Kinetica Art Fair, 2014), Knitted Digital Football Scarf (National Football Museum, 2014) et Punchcard Economy (Time & Motion: Redefining Working Life, FACT, Liverpool, 2013). En 2010, Meech a développé « Noah’s Ark » lors d’une résidence à la Cinémathèque du Nord-Ouest en collaboration avec le poète Nathan Jones (Mercy) et le musicien Carl Brown (Wave Machines).

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Marilène Gaudet

Pionnière du « yarnbombing » ou graffiti-tricot au Québec, Marilène Gaudet, alias Marie Laine, cherche à briser les barrières entre les gens, les arts et l’artisanat en recouvrant de tricot des éléments du paysage urbain, en se réappropriant l’espace public. Elle a obtenu une maîtrise en thérapie par les arts en 2011 et un baccalauréat en beaux-arts en 2007, à l’Université Concordia (Montréal). Elle a obtenu une bourse Artiste-Animatrice en loisirs en 2015 et deux bourses de médiation culturelle de la ville de Montréal, en 2013 et 2014. Ex-membre du collectif les Ville-Laines, elle a exposé à la maison de la culture Côte-des-Neiges de Montréal, à l’Arsenal et aux Jardins du précambrien à Val-David. En 2015, elle expose en solo au Stewart Hall de Pointe-Claire et recouvre le piano public de la rue St-Denis tout en continuant de faire des interventions de « street art » partout sur son chemin.

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Les îles invisibles

Sébastien Pierre et Daniel Canty (Canada) / Départ à la station de métro Saint-Laurent

Les îles invisibles est un parcours interactif dans l’espace public. En avançant sur le parcours, il prend tantôt l’allure d’un puzzle, tantôt celui d’une quête. En utilisant leur téléphone intelligent comme une boussole, le public est invité à décoder 72 fragments d’une histoire dissimulés à travers 16 sites dans le Quartier des spectacles, et à reconstituer le passé, le présent… et le futur. Un réseau de bornes connectées hors d’Internet parsème le parcours, comme autant d’espaces secrets où les gens peuvent laisser leur trace à la surface de ce quartier en mutation. Les îles invisibles est une invitation à redécouvrir Montréal. La navigation du projet sera facilitée par la consultation d’une carte du quartier et une série de symboles pour se rendre sur les sites. Une fois sur place dans les différents lieux, le public pourra découvrir des codes à numéro dessinés au sol, qui dévoileront graduellement des éléments de l’histoire.


Sébastien Pierre

Basé à Montréal, Sébastien Pierre est un ingénieur logiciel, designer et cofondateur de FFunction, organisme spécialisé dans la conception de l’information. Tout en étudiant le design à l’Université de Strasbourg, il a appliqué son expérience de programmation pour créer des visualisations interactives de ses données Delicious.com et est devenu fasciné par les différentes façons de représenter les informations. Plus tard, il a fondé FFunction pour aider à faire de la visualisation de données un outil utile pour les entreprises et les organisations, de manière à mieux comprendre leur environnement et améliorer leurs communications. Sébastien est activement impliqué dans la communauté locale pour les données ouvertes, travaillant à élaborer des façons d’utiliser les données pour améliorer la société et prévenir la corruption politique.

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Daniel Canty

Daniel Canty est écrivain et réalisateur. Son œuvre circule librement entre la littérature et l’édition, le cinéma et le théâtre, les arts visuels et médiatiques et le design. Il est entre autres l’auteur d’un récit, Les États-Unis du vent (2014), d’un roman, Wigrum (2011), d’un essai, Êtres artificiels (1997), et le « metteur en livre » de la trilogie La table des matières et de plusieurs autres ouvrages. Son parcours a été marqué par l’émergence des médias électroniques à la fin du siècle dernier, alors qu’il dirige l’adaptation Web de la fiction d’Alan Lightman, Einstein’s Dreams (DNA, 1999). Il réalise ensuite des installations, des expositions et de nombreuses mises en livre. L’atlas géopoétique VVVtrois odyssées transfrontières, en collaboration avec Patrick Beaulieu, paraîtra en octobre. Il a été récipiendaire d’une résidence au Studio du Québec à Londres en 2014.

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Poème mécanique

Tobias Ebsen (Danemark) / Espace culturel George-Émile-Lapalme de la Place des Arts

Poème mécanique est une sculpture sonore électromécanique, constituée d’un millier de disques miroirs qui basculent autour de leur axe central pour créer une délicate symphonie. Lorsque la personne se tient debout sous le cercle, l’installation crée une expérience auditive lui donnant l’impression d’être entouré par le son, ce qui a pour conséquence la création d’une expérience délicate, presque intime, dans un lieu public.



Tobias Ebsen

Basé à Copenhague, Tobias Ebsen est un designer, artiste et technologue créatif qui crée des installations des médias numériques. Il a produit et a collaboré à un grand nombre de projets, explorant les intersections entre la technologie numérique, l’art et les espaces publics. Ebsen détient un doctorat en design numérique de l’Université d’Aarhus (2013) et a exposé internationalement avec des projets antérieurs, tels que : Power Display (Sydney) – Public display of power consumption in residential housings (2013), Wall of Light, Copenhaguen Airport – publicité illuminée, commandée par Carlsberg Danemark et Denmark pavilion facade (Shanghai) – façade médiatique utilisant 3600 luminaires D.E.L. indépendants, en collaboration avec CAVI, BIG et Martin Professionnal et commandée par le Danish Business Authority.

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Producteurs




Louis-Richard Tremblay

Louis-Richard Tremblay est producteur au Studio de productions interactives de l’Office national du film du Canada, à Montréal. Il travaille d’abord à la radio universitaire et indépendante puis, en 2001, il entre dans l’univers du multimédia lorsqu’il se joint à l’équipe de l’émission multiplateforme Bande à part, à la Société Radio-Canada. En tant que chef, projets spéciaux, captations et événements en direct, il se trouve à l’épicentre de la révolution néomédiatique. Avant d’entrer à l’ONF en 2013, il occupe le poste de rédacteur en chef d’une unité de nouvelles et d’affaires publiques explorant de nouvelles formules journalistiques pour raconter les histoires des communautés régionales. Tout au long de sa carrière, Louis-Richard Tremblay a été récompensé tant ici qu’à l’étranger. Il travaille actuellement sur des projets de réalité virtuelle, des installations interactives in situ et des jeux – en poursuivant toujours le même but : explorer de nouvelles façons de raconter des histoires.

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Pascale Daigle

Pascale Daigle est cofondatrice de DAIGLE/SAIRE, une firme-conseil spécialisée dans les arts. Forte d’une expérience de plus de 15 ans, Pascale est intervenue auprès de plusieurs organisations artistiques et culturelles et elle a accompagné avec succès de nombreux acteurs dans leurs démarches stratégiques et leurs projets. En 2014, elle a participé à l’élaboration de la stratégie de programmation du Partenariat du Quartier des spectacles. Depuis 2015, elle y occupe le poste de directrice de la programmation.

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Alain Mongeau

Alain Mongeau est le fondateur et directeur de MUTEK. Détenteur d’un doctorat en communications, Alain Mongeau a dirigé l’ISEA95, le sixième symposium international sur les arts électroniques en plus d’être à la tête de l’ISEA de 1996 à 2000. Il a également été responsable de la programmation nouveaux médias du Festival international du nouveau cinéma de Montréal de 1997 à 2001. En 2000, il a fondé MUTEK, un organisme montréalais consacré à l’exploration et à la promotion de la créativité numérique et des musiques électroniques. Sa plateforme principale est le festival MUTEK qui se tient une fois par an à Montréal, lequel est devenu un point de référence essentiel pour les artistes et les professionnels du monde entier, ainsi que pour de nombreux publics en Amérique du Nord. MUTEK organise également des activités à l’étranger, dont des événements annuels à Mexico, Barcelone et Bogota.

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Horaire des activités


Visite guidée d’Espace commun?

Quand : 1er, 3, 8 et 15 octobre, à 19 h
Où : à l’entrée principale de la Grande Bibliothèque, 475 boul. de Maisonneuve
Durée : 60 à 90 min
La visite est offerte en français, à l’exception du 3 octobre où elle est donnée en anglais.
Gratuit - Réservation requise  

Horaire pour Espace culturel Georges-Émile Lapalme de la Place des Arts

Lundi au vendredi : 5 h 30 à 00 h 30
Samedi : 5 h 30 à 1 h 15
Dimanche : 5 h 30 à 00 h 30  

Horaire pour la marquise de la Place des Arts

À partir de 20 h 15 à 23 h  

Horaire pour les projections extérieures

Vendredi et samedi : 19 h à 1 h
Du dimanche au jeudi : 19 h à 23 h  

Horaire pour le Goethe-Institut

Projections extérieures
Vendredi et samedi : 19 h à minuit
Du dimanche au jeudi : 19 h à 23 h

Installation
Lundi au vendredi : 10 h à 19 h
Samedi : 10 h à 17 h
Dimanche : 12 h à 17 h  

Horaire pour Les Îles invisibles

En tout temps

Activités de MUTEK_IMG impliquant les artistes de Espace commun? :

GRATUIT – PRÉSENTATION : Art interactif et espace public : le projet Espace Commun? 
Centre Phi, 3 octobre 2015, de 12 h à 14 h
ATELIER : The Sideman 5000 Sample Salon avec Darsha Hewitt (Goethe-Institut)
ATELIER : Wireless Forensics avec Julian Oliver (Goethe-Institut)
TABLE RONDE : Chapeaux blancs, chapeaux gris, chapeaux noirs : l'éthique du hacker (Centre Phi)
TABLE RONDE : Déconnexion : Réseaux alternatifs au 21e siècle (Centre Phi)
DISCUSSION : Une aventure avec le Side Man 5000 (Centre Phi)

Relations de presse



Marie Lamoureux
514-923-6772
marie.lamoureux@quartierdesspectacles.com

Nadine Viau
514-458-9745
n.viau@onf.ca


L’ONF en bref

À compter du 2 mai 2014, l’Office national du film du Canada (ONF) souligne 75 ans d’innovation et de leadership en cinéma et en média interactif. L’ONF produit des animations audacieuses dans ses studios de Montréal, dans ses centres situés partout au pays et dans le cadre de coproductions internationales avec les animateurs les plus en vue de la planète. Chef de file en matière d’approches novatrices en animation stéréoscopique 3D et en contenu animé pour nouvelles plateformes, l’ONF a réalisé plus de 13 000 productions et remporté au-delà de 5000 récompenses, dont 9 prix Écrans canadiens, 10 prix Webby, 12 Oscars et plus de 90 prix Génie. Le contenu primé de l’ONF peut être visionné dans ONF.ca, de même que sur les ordiphones, les tablettes et la télévision connectée au moyen de ses applications.

Le Quartier des spectacles

Cœur culturel de Montréal, le Quartier des spectacles offre la plus grande concentration et diversité de lieux de diffusion culturelle en Amérique du Nord. Il est animé toute l’année par un grand nombre de festivals et d’événements qui comportent une importante programmation extérieure gratuite. Le Quartier accueille des installations urbaines innovantes qui font appel à des disciplines d’avant-garde comme le design d’éclairage, la création d’environnements immersifs et d’espaces numériques interactifs. Vitrine des nouvelles technologies multimédias, le Quartier des spectacles positionne Montréal comme une référence internationale dans le domaine. Pour obtenir plus d’information, consultez le quartierdesspectacles.com.

MUTEK

MUTEK est un organisme montréalais dédié à l’exploration et à la promotion de la créativité numérique et des musiques électroniques, fondé en 2000. Sa plateforme principale est le festival MUTEK à Montréal, qui est devenu un point de référence essentiel en Amérique du Nord. MUTEK maintient également des activités partout dans le monde, dont des festivals annuels à Mexico et à Barcelone. Depuis 2013, en complémentarité au festival annuel du printemps, MUTEK organise l’événement MUTEK_IMG, un forum sur les pratiques actuelles de la création numérique visant le décloisonnement des disciplines et le rapprochement entre artistes et professionnels. La 2e édition de MUTEK_IMG se tient du 1er au 3 octobre 2015 au Centre Phi à Montréal. La 17e édition du festival MUTEK aura lieu du 1er au 5 juin 2016 à Montréal.